Chaque année, Mars Bleu met en lumière l’importance du dépistage du cancer colorectal, une maladie qui touche aussi bien les hommes que les femmes, principalement après 50 ans. Ce cancer se développe à partir des cellules de la paroi interne du côlon et du rectum. Pourtant, lorsqu’il est détecté à un stade précoce, il peut être guéri dans 9 cas sur 10.
Un dépistage encore trop peu réalisé.
Malgré son efficacité prouvée, le dépistage reste insuffisamment pratiqué. En 2022, seuls 34,2 % des personnes éligibles ont réalisé le test de recherche de sang dans les selles, soit 6,2 millions de personnes sur les 17,9 millions concernées. Parmi les 201 775 tests revenus positifs, seulement 82,6 % des patients ont poursuivi l’examen par une coloscopie, pourtant essentielle pour confirmer ou écarter la présence d’un cancer.
Lever les tabous pour mieux se protéger.
Deux freins majeurs expliquent ce faible taux de dépistage : la gêne liée à la collecte des selles et la peur du résultat. Pourtant, le test est simple, rapide et peut être réalisé chez soi. Quant à la coloscopie, elle suscite de nombreuses appréhensions : la préparation digestive (redoutée par 21 % des personnes), l’anesthésie (10 %), la crainte de douleurs ou de complications, voire une gêne à l’idée d’aborder des sujets tels que les ballonnements ou les gaz intestinaux.
Un geste pour l’avenir.
Se faire dépister, c’est se donner toutes les chances de détecter un éventuel cancer à un stade précoce où les traitements sont plus légers et les chances de guérison bien plus élevées. Il ne s’agit pas seulement de survivre à un cancer, mais bien de poursuivre sa vie avec de nouveaux projets et une pleine santé.
Le message est clair : le dépistage colorectal peut sauver des vies. Alors, en mars et tout au long de l’année, ne laissez pas la peur ou la gêne vous éloigner d’un geste simple et essentiel.
Parlez-en à votre médecin et prenez soin de votre santé !